dimanche 28 août 2016

FEU LA VILLE ... en feu ?

(Publié 28.05.2016)


ACTUALITÉ



C’est la ville-dortoir des uns, la maison des autres, mais Fort McMurray est surtout une boomtown, une ville de pétrolières que même un énorme incendie ne réussit pas à arrêter. Or, une partie de la communauté est aujourd’hui effondrée. Doit-on absolument la réédifier ?

Il y a eu les inondations au Manitoba, le verglas au Québec, les séismes en Colombie-Britannique… La liste des endroits bouleversés par les catastrophes naturelles est longue, mais qui subit un désastre ne choisit pas toujours de se relever.

La ville chinoise de Beichuan, vidée de ses habitants et complètement détruite par un séisme en 2008, ne sert à présent que la fonction de musée, de « monument commémoratif » grandeur nature. Plus près, le glissement de terrain qui a emporté en 1971 la municipalité de Saint-Jean-Vianney, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a aussi charrié avec lui des bâtiments qui n’ont jamais été reconstruits.

Puisque Fort McMurray est située au coeur d’une forêt, construite autour d’une seule route vulnérable aux catastrophes naturelles, devrait-on l’abandonner ?

HISTOIRE-1

Rome, 64 ap. JC



Comme je l'ai déjà dit auparavant, les premières flammes furent remarquées dans les entrepôts situés près du Grand Cirque. Mais il est intéressant d'indiquer qu'à proximité des entrepôts se situaient des galeries d'art helléniques. Ces galeries appartenaient à nulle autre que l'empereur Néron, passionné d'art grec et très attaché à ses oeuvres d'art. Cela signifie alors que les galeries d'art de Néron furent parmi les premières victimes de l'incendie. Il est peu probable qu'un homme, même un peu fou, souhaite voir partir en cendres ce qu'il avait de plus cher. Par ailleurs, la première action de Néron, une fois rentrée à Rome, a été de prendre les dispositions nécessaires pour sauver les oeuvres qui peuvent encore échapper aux flammes. De plus, n'oublions pas que son palais impérial était aussi partiellement touché. Ce fait remet en cause la théorie selon laquelle Néron aurait fait brûler des quartiers pour y reconstruire un immense palais, puisque les premiers bâtiments d'importances touchés par les flammes sont ceux qui le concernaient personnellement. Par ailleurs, s'il avait voulu brûler la ville pour la reconstruire entièrement, il aurait prit soin de faire enlever ses oeuvres d'art et de vider les appartements de son palais de tout son contenu. D'après Tacite (Annales, XV, 39) : "Toutefois, on ne put empécher l'embrasement de dévorer et le palais, et la maison, et tous les édifices alentour." 

HISTOIRE-2

Londres 1666


Le grand incendie de Londres consuma 13 200 maisons, 87 églises paroissiales, la cathédrale Saint-Paul, et la majorité des bâtiments des autorités de la Cité. On estime qu’il détruisit les maisons d’environ 70.000 des 80.000 habitants de la Cité. Le bilan des morts est inconnu et généralement considéré comme ayant été faible, étant donné que seuls quelques décès vérifiés furent consignés. Ce raisonnement a récemment été contredit en vertu du fait que les morts des pauvres et des membres des classes moyennes n’étaient consignées nulle part, et que la chaleur du brasier a pu incinérer de nombreuses victimes, ne laissant pas de cadavres identifiables.
...
La conflagration la plus violente se produisit à la cathédrale Saint-Paul, où la chaleur fit exploser les pierres et éclater les sépultures anciennes qui révélèrent des restes momifiés. Le toit de la cathédrale fondit et des morceaux de plomb en fusion inondèrent les rues avoisinantes... La plupart des habitants eurent tous le temps de fuir. Les routes étaient encombrées de charrettes à bras chargées d’affaires personnelles et la campagne environnante n’était plus qu’un immense camp de réfugiés.

HISTOIRE-3

Atlanta  1864



    Rapidement, Sherman et ses hommes atteignent Atlanta. Il demande aux Sudistes d’évacuer la ville. Au maire qui lui signale que cela apportera "d’atroces souffrances" aux blessés et amputés, Sherman réplique que "la guerre est cruelle et qu’on ne peut l’adoucir. Autant essayer d’apitoyer la tempête ". L’incendie d’Atlanta [5], décision militaire, détruisit 90% du parc immobilier de la ville, 4.000 maisons d’habitation sur 4.500. Tous les ateliers, fonderies et manufactures de la ville furent démolis. Puis, du 16 novembre 1864 au 22 décembre, ce fut la marche à la mer. "L’armée de Sherman descendit à la mer comme un feu de prairie, pillant quand elle ne brûlait pas, accumulant les ravages"

Les 60.000 soldats s’étirèrent sur une bande de 60 miles et dévalèrent comme un immense bulldozer, fourrageant sur le pays, détruisant les ponts et voies ferrées, dévastant une bande de territoire longue de 300 miles. Un acteur des évènements raconte : "nous détruisions tout ce que nous ne pouvions pas manger, brûlant leur coton et leur gin, renversant leurs tonneaux, incendiant leurs récoltes, tordants les rails de leurs chemins de fer, en un mot, leur rendant la vie infernale"Un officier sudiste ajoute, les Yankees ayant abattu un si grand nombre de bêtes, bovins, porcs, mulets et chevaux, que "toute la région est empestée par l’odeur des carcasses en putréfaction et l’air et la terre sont envahis par d’innombrables rapaces qui viennent se repaître des charognes". Bref, c’est la terre brûlée, ce que les Anglo-saxons dénomment "scorch-earth tactics"Pour le comble, ce que les fourrageurs ne prenaient pas était saisi par les traînards-maraudeurs et, s’ils restaient encore quelque chose, les déserteurs confédérés s’en emparaient.


HISTOIRE-4

Pennsylvanie 1962


Centralia est une ville dans l'état de Pennsylvanie aux États-Unis qui est ravagée par un incendie depuis bientôt 50 ans. Petite ville minière de l'est des États unis, elle est aujourd'hui abandonnée suite à un feu dans la mine de charbon souterraine qui s’étend sous toute la ville. L'incendie, qui brûle depuis 1962, ne semble pas près s'éteindre car il est alimenté par un poche de gaz présente sous la ville.

Tout commence en mai 1962 suite à un feu d'ordure mal maîtrisé dans la décharge de la ville. Étant située sur une des veines de la mine, le feu s'est propagé dans les galeries de la mine et sous la ville. A cette époque les autorités minimisent la nocivité des émissions de gaz toxique de la mine. Aujourd'hui le sol est devenu instable et se dérobe sous vos pieds. Aujourd'hui, le feu s'étend sur 1,6 km² et avance de près 15 m par an. À ce rythme, le sous-sol de Centralia devrait brûler pendant encore près de 250 ans, selon les dernières estimations.



HISTOIRE-5

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