vendredi 18 octobre 2019

BREXIT: quand les Anglais prennent la porte



Edition 19.10.19)


ACTUALITÉ


Boris Johnson, chef de file des « brexiteers » et biographe de Churchill, a souvent cherché l’inspiration et une justification pour ses arguments en faveur du Brexit dans l’histoire de mai-juin 40. Endossant le rôle de son héros, il se bat contre ce qu’il considère comme une nouvelle forme de menace venant du continent au point de déclarer que l’objectif poursuivi par l’Union européenne, dirigée par une Allemagne qui a retrouvé ses ambitions d’hégémonie, était semblable à celui de l’Allemagne nazie : l’établissement d’un « super-Etat » européen.

Face à ce danger, Johnson appelait ses compatriotes à reprendre le rôle des « héros de l’Europe » comme en 1940 et de « libérer » le pays de l’UE. L’autre tête de la campagne en faveur du Brexit, Nigel Farage, chef de l’UKIP, a parlé du risque, en cas d’un Brexit « light » où la Grande-Bretagne resterait membre du marché unique et de l’union douanière, de voir le pays réduit à une sorte de « Grande-Bretagne de Vichy ».

HISTORIQUE 1 : 2e guerre mondiale (1940)

La bataille comme telle a débuté le 21 mai 1940. Les armées française et anglaise ont vite été surprises par l’ampleur de l’attaque et la vitesse d’exécution des Allemands. Ce sursaut a été d’autant plus déstabilisant qu’il est survenu après neuf mois d’une guerre quasi immobile. Qui plus est, cette façon d’attaquer faisait appel à des moyens inconnus jusque-là.

Une sortie compliquée et meurtrière.

Le 26 mai, l’évacuation des troupes alliées va plus lentement que prévu… Le port de Dunkerque ayant été détruit, de petites embarcations sont mises à profit aux côtés des gros navires de guerre afin de faire sortir les soldats de l’enfer du champ de bataille. Toutefois, l’aviation allemande fait des ravages notables dans la campagne autour de Dunkerque.

Le 28 mai, les opérations d’évacuation s’accélèrent. Au moins 200 000 soldats peuvent quitter les lieux du combat durant ces 3 jours. Après le 4 juin, plus de 320 000 hommes ont été secourus.

HISTORIQUE 2 : blocus continental (1806)

Bon gré mal gré, la domination napoléonienne a également donné naissance à l’idée qu’il pouvait exister une unité économique européenne. Les États européens ont alors commencé à sentir que des liens économiques pouvaient les rattacher les uns aux autres. Napoléon a ouvert des brêches dans bien des murailles qui entravaient le commerce international et, par là-même, il a été le précurseur d’une évolution ultérieure. Sauf en ce qui concerne le sucre et le café, les Européens s’habituèrent à se passer des marchandises britanniques, à se passer aussi des marchés d’outre-mer qui, au XVIIIe siècle avaient permis le prodigieux développement du grand commerce international. Ils comprirent aussi qu’il était également possible d’améliorer les échanges entre les différentes régions économiques du continent.

Malgré l’égoïsme économique de Napoléon, son époque vit s’installer une solidarité entre les différentes nations européennes. Les Anglais ne s’y trompèrent pas qui finirent, dans leurs statistiques, par désigner toute l’Europe, y compris la Turquie, par l’expression, « continent soumis au Blocus ». Les Européens soumis à la loi du Blocus furent astreints à une utilisation aussi rationnelle que possible des matières premières et des débouchés que leur laissaient l’exclusion des produits anglais et la fermeture des mers. Ils prirent conscience qu’il pouvait exister entre eux une communauté très réelle des intérêts et ce, malgré, l’égoïsme français dont ils étaient les victimes.

HISTORIQUE 3 : guerre de cent ans (1453)

La dernière bataille de la guerre de Cent Ans est celle de Castillon le 17 juillet 1453, au cours de laquelle le chef anglais John Talbot trouve la mort. Avec cette victoire française le roi Charles VII est en passe de reconquérir les possessions anglaises du roi Henri VI. Il ne reste plus qu'à assiéger la ville de Bordeaux pour reprendre ainsi la province de Guyenne dans sa totalité. Au même moment en Angleterre Henri VI perd la raison, ce qui entraîne le pays dans la guerre civile.

Le 19 octobre 1453 Bordeaux, qui ne peut compter sur la venue de secours, capitule. C'est la fin des opérations militaires de la guerre de Cent Ans. Mais ce conflit si particulier -en raison de sa longueur et de son déroulement- à la singularité de ne pas avoir de traité signifiant son terme. Débutée par la confiscation de la Guyenne la guerre de Cent Ans s'achève par sa reprise définitive, 116 ans plus tard.

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