samedi 6 mai 2017

JEUX DE GUEULES : débats politiques



(Publié 06/05/2017)

ACTUALITÉ


Le quotidien allemand Die Welt charge aussi les deux journalistes qui devaient animer les échanges, Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq, car “si le débat a déraillé dès la première minute, cela est également dû aux deux présentateurs qui en méritaient à peine le nom”. Le journal de Berlin se permet même d’ironiser sur leur attitude : “Malheureusement, personne ne leur avait dit qu’ils devaient modérer un débat présidentiel. Impassibles, ils ont regardé les candidats multiplier les insultes.”

Résultat, selon Die Welt :

Les Français ont assisté de loin au pire débat télévisé entre deux candidats à l’élection présidentielle dans l’histoire de la Ve République. Aujourd’hui, les personnes qui ne savaient pas pour qui voter dimanche ne sont sans doute pas plus avancées.”


HISTOIRE-1

Absous une seconde fois, Catilina ne songea plus qu'à emporter de force ce qu'il ne pouvait obtenir par ruse. Quoiqu'il ne fût pas consul, il voulut avoir une armée. De nombreux vétérans de Sylla peuplaient l'Étrurie. Enrichis autrefois par leur général, ruinés depuis par le luxe et la débauche, ils n'aspiraient qu'à un changement, ne rêvaient que nouvelles proscriptions. Mallius, qui lui-même avait servi avec distinction sous le dictateur, en réunit un grand nombre, et ils n'attendaient plus que le signal pour lever l'étendard de la révolte. D'autres conjurés faisaient dans d'autres parties de l'Italie les préparatifs de la guerre civile. Ils rencontraient peu d'obstacles: les armes romaines voyageaient, comme dit Florus, aux extrémités de l'Asie, et Pompée soumettait l'Orient pendant qu'un ennemi plus redoutable que Mithridate était aux portes et dans le sein même de Rome.

La république n'eut, en ces terribles dangers, d'autre rempart que Cicéron. Aussi c'est contre lui qu'étaient dirigés les principaux efforts de la conjuration; et mille (bis, depuis son élection cl pendant son consulat, les poignards de Catilina menacèrent sa vie. Cependant les projets de ce conspirateur éclataient de toutes parts, et lui-même ne prenait presque plus la peine de les dissimuler, tin jour, accusé en plein sénat par Caton, il osa répondre qu'il éteindrait sous des ruines l'incendie qu'on voulait allumer contre lui. Ces discours menaçants et les mouvements d'Étrurie avaient jeté l'alarme dans Rome. Le 20 octobre, Cicéron fit un rapport au sénat sur les dangers de la république. Le 21, il enjoignit à Catilina de s'expliquer sur les desseins qu'on lui attribuait. Celui-ci répondit «que la république avait deux corps, l'un faible avec une tête sans vigueur; l'autre fort, mais auquel il manquait une tête: qu'il devait trop à ce dernier pour ne pas lui en servir.» C'était se déclarer hautement le chef du peuple contre le sénat. Alors fut rendu le décret auquel on avait recours dans les périls extrêmes, et le consul fut revêtu d'un pouvoir dictatorial.

HISTOIRE-2

Au lendemain de l'enquête du Général André, s'appuyant sur les révélations faites par Jaurès à la Chambre des Députés dans son grand discours du 6 avril 1903 pour mettre en marche la procédure de révision, Alfred Dreyfus dépose, le 25 novembre 1903, une nouvelle requête en révision. La révision semble désormais irrésistible. » Cette mer orageuse, observe Reinach, qu'avait été la première révision s'était apaisée en un lac tranquille ».

L'arrêt de la Cour de Cassation fut affiché dans toutes les communes de France, comme l'avait été le discours de Cavaignac accablant Dreyfus. Il fallait que chacun sût que Dreyfus était innocent...Et le 22 juillet, dans la cour de l'Ecole Militaire, le Commandant Dreyfus en grand uniforme, portant le képi à grenade d'or des officiers hors cadre, à quelques pas du lieu où il fut dégradé, douze ans plus tôt, reçoit du vieux Général Gillain, la croix de la Légion d'Honneur. Dreyfus pense à son sabre brisé, gisant à ses pieds en tronçons épars, à ses galons arrachés, aux hurlements de la foule. Il a peine à supporter la réalité réparatrice. Le jour est gris, terne, la cérémonie presque secrète. On crie « Vive Dreyfus ». « Vive Picquart ». « Vive l'armée ». Dreyfus corrige « Vive la Vérité, vive la République ».

HISTOIRE-3

Le 26 septembre 1960, le républicain Richard Nixon avait l'air amaigri et était moins bien habillé que son adversaire, le démocrate John F. Kennedy. Comme l'explique Karine Prémont, politologue à l'Université de Sherbrooke, même s'il a fait mieux pour les trois autres débats à la télévision, c'est cette première impression qu'on a surtout retenue.

Les débats les plus regardés de l'histoire
Environ 60 % des foyers américains ont vu les débats télévisés entre Nixon et Kennedy. Les deux hommes, des quadragénaires de tendance modérée, avaient les mêmes idées sur la politique extérieure ou sur l'économie. Mais si ces deux vétérans de la guerre, de farouches anticommunistes, s'entendaient sur la plupart des questions politiques, leur style et leurs méthodes étaient bien différents.

HISTOIRE-4

Mai 1981. Le candidat socialiste, François Mitterrand, arrive en tête du premier tour de la présidentielle. Problème, il affronte le président sortant, Valéry Giscard d'Estaing, qui l'a battu sept ans plus tôt. Le candidat de la gauche garde un souvenir douloureux du débat qui les a opposés lors de l'entre-deux-tours. "Monsieur Mitterrand, vous n'avez pas le monopole du cœur !" avait alors attaqué le futur vainqueur, qui attribue lui-même sa victoire à cette fameuse tirade.

Pour le match retour, François Mitterrand est très méfiant. "Il n'avait pas envie d'y aller", raconte à franceinfo Serge Moati, présent à ses côtés à l'époque. Il charge le réalisateur et son conseiller Robert Badinter d'établir des règles très exigeantes pour contrôler la réalisation du débat. Ces 21 règles portent notamment sur l'absence de plans de coupe, l'éclairage ou encore sur le fait que les journalistes ne doivent pas être des fonctionnaires de l'ORTF. Au grand étonnement des intéressés, l'équipe de Valéry Giscard d'Estaing accepte les 21 règles proposées.

HISTOIRE-5

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