vendredi 20 mars 2020

LE TOMBEAU DES ROIS : ne pas reposer en paix


(Édition 21.03.20)

ACTUALITÉ

(Nous avons choisi un autre sujet que la pandémie , couvert dans de précédentes éditions)


La réouverture du Tombeau des rois n’aura pas duré une matinée: la France, propriétaire des lieux, a suspendu jeudi les visites de ce joyau archéologique en plein coeur de Jérusalem quelques heures après les avoir reprises.
La réouverture après presque dix ans de fermeture de ce remarquable exemple d’architecture funéraire juive datant de 2000 ans, a été émaillée d‘échauffourées quand des juifs ultra-orthodoxes ont tenté d’entrer pour prier, mais sans les billets ou réservations nécessaires. Des agents du consulat général de France “ont été agressés”, a indiqué la mission diplomatique dans un communiqué. La France, consciente des risques, avait pourtant “demandé aux autorités israéliennes de prendre toutes les dispositions nécessaires pour maintenir un climat apaisé”. Les visites sont suspendues jusqu‘à ce que le climat nécessaire soit instauré pour une ouverture dans les conditions voulues par la France, a dit le consulat général.

HISTORIQUE 1: Angleterre

Après plus de six mois de fouilles et d'étude, le suspense est retombé : c'est confirmé, les scientifiques ont enfin retrouvé la tombe de Richard III, le dernier roi de la dynastie des Plantagenêts. Elle était bel et bien cachée sous un parking municipal de la ville de Leicester en Angleterre ! En août 2012, des scientifiques de l'université de cette ville ont en effet entamé des fouilles en creusant des tranchées dans ce parking, qu'ils soupçonnaient avoir anciennement abrité un édifice religieux.

Au fur et à mesure qu'ils cherchaient, ils ont ainsi trouvé de plus en plus d'indices parmi lesquels plusieurs passages semblant avoir été anciennement carrelés. Mais les fouilles ont atteint un point critique lorsque les scientifiques ont fait LA découverte : celle du squelette d'un homme montrant diverses traces de blessures ainsi qu'une malformation de la colonne vertébrale. Autant d'éléments qui concordent avec l'histoire du roi Richard III. En effet, selon les textes, ce dernier a été défait et tué à l'âge de 32 ans à la bataille de Bosworth en 1485.

HISTORIQUE 2: Russie

Les enquêteurs russes vont exhumer la dépouille du tsar Alexandre III dans le cadre de la réouverture de l'enquête sur l'assassinat de son fils, le tsar Nicolas II, et de sa famille par les bolchéviques en 1918, ont annoncé lundi les autorités russes... Les autorités russes espèrent que ces expertises permettront l'identification définitive des restes du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille.
L'enquête sur les circonstances de leur assassinat et de leur enterrement a été rouverte en septembre à la demande de l'Église orthodoxe russe, qui a longtemps exprimé des doutes sur l'authenticité des ossements considérés comme ceux de la famille Romanov... Les restes présumés du tsarévitch Alexeï et de sa sœur Maria avaient été découverts en 2007 près du lieu où la famille impériale a été exécutée dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 sur ordre des bolcheviques, arrivés au pouvoir à la faveur de la révolution d'Octobre 1917.

Les restes des autres membres de la famille Romanov, dont ceux du tsar Nicolas II et de l'impératrice Alexandra Feodorovna, extraits d'une fosse commune d'Ekaterinbourg dans l'Oural en 1991, ont été officiellement identifiés en 1998 par le gouvernement russe. Certains ont déjà été inhumés en grande pompe dans l'ancienne capitale impériale, Saint-Pétersbourg, et tous ont été canonisés comme martyrs par l'Église orthodoxe.

HISTORIQUE 3: France

Lieu de sépulture des rois de France depuis son origine, l’abbaye de Saint-Denis fut, sous la Révolution, le théâtre de profanations commanditées par la République naissante, qui s’étendirent sur deux semaines et dont le récit donne la mesure de l’acharnement à effacer toute trace des figures de l’Ancien Régime… Le 1er octobre 1789, le maire de la ville fut massacré par suite d’une insurrection causée par la cherté du pain, et à l’époque de la Révolution, quelques bénédictins se trouvaient encore à l’abbaye de Saint-Denis ; ils en furent chassés en 1791. Une messe solennelle fut alors célébrée en signe d’adieux, et pendant deux années rien ne troubla le silence de l’église et du cloître déserts.

Le 31 juillet 1793, sur la proposition de Barrère, la Convention nationale rendit un décret portant que « les tombeaux et mausolées des ci-devant rois, élevés dans l’église de Saint-Denis, dans les temples et autres lieux dans toute l’étendue de la République, seraient détruits. » Une commission fut aussitôt nommée pour présider à cette destruction. Sur la réclamation tardive de quelques amis des arts, on y adjoignit une autre commission, dite des monuments, chargée de conserver ceux qui leur paraîtraient dignes de cette exception. Ces monuments sauvés du pillage furent déposés plus tard dans un musée que l’on créa rue des Petits-Augustins (plus tard rue Bonaparte) à Paris, et qui fut appelé Musée des monuments français.

Il serait difficile de peindre ici tout ce qu’a eu d’effrayant ce pillage féroce, inouï dans l’histoire du monde, même dans celle des peuples les moins civilisés. Dans son Génie du christianisme, Chateaubriand écrit : « Lecteurs chrétiens, pardonnez aux larmes qui coulent de nos yeux, en errant au milieu de cette famille de saint Louis et de Clovis. Si tout-à-coup, jetant à l’écart le drap mortuaire qui les couvre, ces monarques allaient se dresser dans leurs sépulcres et fixer sur nous leurs regards à la lueur de cette lampe !...

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